Prescription et surveillance des classes de médicaments les plus courantes chez l'adulte et chez l'enfant - Anti-inflammatoires non stéroïdiens et corticoïdes
Les anti-inflammatoires stéroïdiens ou (gluco)corticoïdes sont des dérivés synthétiques des hormones naturelles, cortisol et cortisone, dont ils se distinguent par un pouvoir anti-inflammatoire plus marqué et, à l'inverse, un moindre effet minéralocorticoïde (tableau 29.1).
Tableau 29.1 : Caractéristiques pharmacologiques des principaux corticoïdes destinés à la voie orale.
EAI : effet anti-inflammatoire ; EMC : effet minéralocorticoïde ; IV : intraveineux ; IM : intramusculaire.Nature Modalités EAI EMC Demi-vie Équivalence de dose Cortisol⁎ Per os, IV 1 1 8–12 h 20 mg Prednisone Per os 4 0,8 18–36 h 5 mg⁎⁎ Prednisolone Per os 4 0,8 18–36 h 5 mg Méthylprednisolone Per os, IV, IM 5 0,5 18–36 h 4 mg Triamcinolone IM 5 0 36–54 h 4 mg Bétaméthasone Per os, IV, IM 25–30 0 36–54 h 0,75 mg Dexaméthasone Per os, IV, IM 25–30 0 36–54 h 0,75 mg
⁎ Hormone naturelle (référence).
⁎⁎ Pour l'équivalence de dose, la prednisone sert de référence.
Action anti-inflammatoire
L'activité anti-inflammatoire des corticoïdes s'exerce sur les différentes phases de la réaction inflammatoire et se manifeste dès les faibles doses. L'importance de cette propriété varie selon le dérivé, parallèlement à la durée de l'effet freinateur de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien ou de la demi-vie biologique (cf.tableau 29.1). En l'absence d'un processus inflammatoire, les corticoïdes (contrairement aux AINS) n'ont pas d'effet antalgique.Action antiallergique et immunosuppressive
Ces deux propriétés requièrent habituellement des posologies plus élevées que celles nécessaires à l'activité purement anti-inflammatoire.La corticothérapie générale fait essentiellement appel à la voie orale, qui assure le plus souvent une bonne biodisponibilité du médicament. Les solutions d'esters hydrosolubles sont destinées à l'administration parentérale et les suspensions microcristallines aux injections locales (elles s'accompagnent toujours d'un passage systémique du corticoïde).
La plupart des effets indésirables des corticoïdes sont inhérents à leurs propriétés pharmacologiques. Leur fréquence et leur gravité dépendent de la posologie quotidienne et/ou de la durée du traitement, mais aussi du terrain et des comorbidités.
De ces faits découle la règle d'or de la prescription des corticoïdes : dose la plus faible possible et sur une durée la plus courte possible. La nature du dérivé et la voie d'administration interviennent également dans certains cas.
Hypercorticisme iatrogène
Il associe à des degrés divers :Complications digestives
Risque infectieux
Manifestations neuropsychiques
En plus de leur effet orexigène, les corticoïdes exercent une action insomniante et excitatrice chez certains patients. Aux posologies élevées, généralement supérieures à 40 mg par jour d'équivalent prednisone, ils peuvent provoquer des troubles psychiatriques (dépression, délire, hallucinations, agitation maniaque) de survenue précoce.Complications oculaires
La cataracte postérieure sous-capsulaire est une complication tardive mais commune (> 10 %) des corticoïdes même à faible dose. Les glaucomes sont bien plus exceptionnels et se rencontreraient surtout sur un terrain prédisposé (diabète, myopie sévère, antécédent familial de glaucome). Une surveillance ophtalmologique est recommandée lors d'une corticothérapie prolongée, notamment chez le sujet âgé.Complications liées à l'arrêt de la corticothérapie
Syndrome de sevrage
Insuffisance surrénalienne
En dehors des administrations à dose massive (bolus), les corticoïdes comportent peu de risques quand ils sont employés durant une période brève (7 à 10 jours au plus), sans toutefois mettre à l'abri de complications précoces liées à leurs effets diabétogène, immunodépresseur, digestif ou minéralocorticoïde. Des manifestations psychiatriques et une hypertonie intraoculaire sont également possibles. Une corticothérapie courte n'impose pas de sevrage progressif.
Les modalités de prescription sont plus contraignantes lors d'une corticothérapie prolongée.
Il faut utiliser les corticoïdes à la plus petite dose possible pendant le moins longtemps possible.
Bilan préalable
Il vise à rechercher des affections susceptibles de se décompenser sous corticoïdes ou des facteurs prédisposant à leurs complications.Recherche des contre-indications
Il n'existe pas d'interdit absolu à l'emploi des corticoïdes s'ils sont indispensables.Bilan préthérapeutique
Un bilan préthérapeutique est proposé (tableau 29.2), qu'il y a lieu de compléter selon les données de l'interrogatoire et de l'examen clinique.Examens | Biologie |
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Éducation thérapeutique
Conseils vis-à-vis de l'activité physique et de la diététique (voire consultation avec une diététicienne).Choix du médicament et modalités d'administration
On opte généralement pour la prednisone (bon compromis entre activité anti-inflammatoire, amplitude de la dépression hypothalamo-hypophysaire et de la rétention hydrosodée, absorption digestive plus constante et régulière que le sel de prednisolone).Prescription de courte durée
La dose initiale est la plupart du temps de 1 mg/kg par jour avec une dose rapidement décroissante pour un arrêt au bout d'une dizaine de jours.Prescription au long cours
La posologie peut être très variable en fonction de l'indication et de sa sévérité. Il est communément admis de prescrire la corticothérapie le matin pour réduire son impact sur l'axe corticosurrénalien. La dose initiale est souvent plus élevée et doit être diminuée.Bolus
Les bolus cortisoniques sont réservés à des pathologies sévères ou en poussée. Les effets indésirables sont généralement mineurs (flush, état d'excitation, troubles du sommeil, augmentation de la glycémie) mais il existe exceptionnellement des complications sévères, essentiellement cardiovasculaires, étroitement liées au terrain sous-jacent.Mesures adjuvantes
Elles essaient de prévenir ou limiter les complications attendues de la corticothérapie :Fig. 29-1 :
Modalités de surveillance
La surveillance régulière des malades a pour but d'apprécier l'efficacité et la tolérance du traitement et de déceler précocement tout événement intercurrent ou toute complication (tableau 29.3).Surveillance clinique | Surveillance paraclinique |
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Modalités de sevrage
Les modalités d'arrêt de la corticothérapie prolongée de plus de 3 mois à une posologie supérieure à 7,5 mg par jour d'équivalent prednisone ne sont pas clairement définies.
Un exemple de stratégie de décroissance posologique peut être proposé ainsi :
La surveillance clinique est importante, dans le but de dépister un rebond de la maladie ou la survenue d'une insuffisance surrénalienne. Il est également important de fournir une information au patient sur les signes d'insuffisance surrénale.
Principales indications
Contre-indicationsLes indications varient d'une spécialité à l'autre de sorte qu'il faut consulter le dictionnaire Vidal au préalable. Il est préférable d'utiliser des corticoïdes ayant l'AMM en intra-durale pour les infiltrations épidurales compte tenu du risque de brèche méningée potentiel d'un tel geste.
Les contre-indications sont essentiellement représentées par :
Certaines précautions doivent être prises lors de la prise d'anticoagulants ou antiagrégants plaquettaires.
Modalités pratiques
La pratique des infiltrations suppose le respect de certaines règles :Complications particulières aux infiltrations
Le mécanisme d'action des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) passe par la diminution de la production des prostanoïdes en inhibant une enzyme, la cyclo-oxygénase (Cox) (fig. 29.2). Les prostanoïdes sont synthétisés à partir de l'acide arachidonique (lui-même issu des phospholipides membranaires) grâce à la cyclo-oxygénase (Cox), dont il existe deux isoenzymes :
Fig. 29-2 :Métabolisme de l'acide arachidonique et synthèse des prostanoïdes.
Ce mécanisme d'action commun d'inhibition de la synthèse des prostanoïdes confère aux AINS leurs propriétés pharmacologiques, mais aussi leurs effets indésirables.
On peut classer les AINS selon leur spécificité anti-Cox :
On peut classer les AINS selon leur famille chimique (tableau 29.4), leur demi-vie (tableau 29.5).
Tableau 29.4 : Principaux AINS commercialisés en France (formes orales destinées à l'adulte).
Famille chimique DCI Posologie quotidienne
moyenne/maximaleSalicylés Acide acétylsalicylique 2–3 g/6 g Acétylsalicylate de lysine 2–3 g/6 g Carbasalate calcique 2–3 g/6 g Acide arylcarboxylique Acide tiaprofénique⁎ 300–400 mg/600 mg Fénoprofène 900 mg/1 500 mg Flurbiprofène 100 mg/300 mg Ibuprofène⁎ 1,2 g/2,4 g Kétoprofène⁎ 150–200 mg/200 mg Naproxène sodique⁎ 550 mg/1 100 mg Nabumétone 1 g/2 g Étodolac 200 mg/600 mg Diclofénac⁎ 75–100 mg/150 mg Alminoprofène 600 mg/900 mg Acéclofénac 200 mg/200 mg Acides anthraniliques ou fénamates Acide niflumique 750–1 000 mg/1 500 mg Coxibs Célécoxib 200 mg/400 mg Étoricoxib 30–60 mg/120 mg Oxicams Méloxicam 7,5 mg/15 mg Piroxicam⁎ 10–20 mg/20 mg Tenoxicam 10 mg/20 mg Indoliques Indométacine⁎ 50–150 mg/200 mg Sulindac 200 mg/400 mg
⁎ Médicament disponible sous la forme de générique. DCI : dénomination commune internationale.
Tableau 29.5 : Classification des principaux AINS disponibles en France en fonction de leur durée d'action.
Demi-vie DCI Demi-vie courte (< 6 heures) Kétoprofène Ibuprofène Furbiprofène Acide niflumique Acide tiaprofénique Alminoprofène Diclofénac Demi-vie intermédiaire Sulindac Naproxène Naproxène sodique Étodolac Méloxicam Demi-vie longue (< 24 heures) Piroxicam Ténoxicam Piroxicam β-cyclodextrine Libération prolongée (exemples) Indométacine Kétoprofène Dicolfénac
Il existe par ailleurs de nombreux AINS commercialisés comme antalgiques-antipyrétiques, à faible dose, en vente libre (ibuprofène, kétoprofène, flurbiprofène, diclofénac, acide méfénamique, fénoprofène). Il reste néanmoins des AINS avec leurs complications : attention de rester attentif aux automédications et au risque d'association d'un AINS avec un AINS faible dose non déclaré par le patient.
Action antipyrétique
Les AINS diminuent la fièvre quelle qu'en soit l'origine : infectieuse, inflammatoire ou néoplasique.Action antalgique
Les AINS sont efficaces sur un large éventail de douleurs nociceptives où la production de prostanoïdes est importante. Les posologies employées pour une action antalgique peuvent rester faibles :Action anti-inflammatoire
Cette action porte principalement sur la composante vasculaire de la réaction inflammatoire, responsable de la classique tétrade : œdème, douleur, rougeur et chaleur. L'action anti-inflammatoire requiert généralement des posologies d'AINS plus élevées que celles nécessaires pour l'action antalgique et antipyrétique. Les indications sont les accès aigus microcristallins, les pathologies abarticulaires, pathologies rachidiennes et radiculaires, et les rhumatismes inflammatoires chroniques (polyarthrite rhumatoïde et spondyloarthrites surtout).Voies générales
Ces voies comportent toutes les mêmes risques, auxquels s'ajoutent parfois des complications locales particulières :Voies locales
Les applications de gel ou de pommades d'AINS peuvent suffire à soulager les douleurs liées à une entorse bénigne, une contusion, une tendinite, une arthrose de petites articulations. Ces formes exposent à des réactions d'hypersensibilité locales, voire d'effets indésirables si l'utilisation est prolongée du fait d'un faible passage systémique de l'AINS.Tous les AINS exposent virtuellement aux mêmes complications. Mais l'incidence d'un effet indésirable donné dépend de la nature de l'AINS et souvent de sa posologie ainsi que du terrain du malade et des médicaments associés.
Effets indésirables digestifs
Il faut distinguer :Complications d'ulcères
Hémorragie digestive, perforation, de survenue parfois précoce, ont une fréquence de 1 à 2 % des patients avec les AINS non sélectifs et 0,2 à 0,4 % avec les coxibs. Ces complications surviennent surtout lorsqu'il existe des facteurs de risque (encadré 29.1).Encadré 29.1 Facteurs de risque de complications digestives graves sous AINS
Complications digestives intestinales
Ulcérations du grêle, du côlon souvent méconnues avec parfois des complications (perforation, hémorragie, anémie). Il faut éviter les AINS en cas de maladie inflammatoire chronique de l'intestin active. Les AINS favoriseraient les poussées de diverticulite chez les patients avec une diverticulose.Complications allergiques
Les allergies cutanées se manifestent par de simples éruptions urticariennes jusqu'à de possibles dermatoses bulleuses graves telles que le syndrome de Stevens-Johnson et le syndrome de Lyell. Toute manifestation cutanée sous AINS doit conduire à l'arrêt immédiat du traitement.Complications rénales
Les plus communes sont précoces, dose-dépendantes et consécutives à l'inhibition des Cox rénales.Insuffisance rénale aiguë fonctionnelle
Elle survient volontiers chez les patients âgés ou en situation d'hypovolémie.HTA par rétention hydrosodée
Il est nécessaire de surveiller la PA dans un traitement prolongé.Insuffisance rénale chronique
Insuffisance rénale chronique par néphropathie tubulo-interstitielle chronique pour les traitements AINS au long cours : il est nécessaire de surveiller le débit de filtration glomérulaire dans les traitements prolongés.Complications cardiovasculaires
Risque thrombotique artériel
Tous les AINS, surtout utilisés à forte dose, peuvent être responsables de thrombose artérielle, avec un risque plus important pour les coxibs et le diclofénac et à un moindre degré l'ibuprofène. Les effets thrombotiques (infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral) des coxibs sont néanmoins faibles (3 à 4 événements pour 1 000 patients-années).Insuffisance cardiaque
L'insuffisance cardiaque associée aux AINS est plus fréquente chez les patients ayant des antécédents de cardiopathie et chez les sujets âgés sous diurétiques.Risque d'accident thromboembolique
La prescription d'AINS semble associée à une augmentation du risque relatif d'accidents thromboemboliques (thromboses veineuses profondes et embolies pulmonaires).Complications gynéco-obstétricales
En inhibant la Cox-2, les AINS exercent une activité tocolytique. Ils exposent le fœtus à une fermeture prématurée du canal artériel et à une insuffisance rénale à partir du 6e mois de grossesse. Ils sont éventuellement responsables d'une diminution de la fertilité mais, en revanche, ne diminuent pas l'efficacité des dispositifs intra-utérins.Divers
Les AINS provoquent parfois des troubles neurosensoriels (céphalées, vertiges, acouphènes, etc.). Les cytopénies sanguines sont rares, de même que les hépatites à expression clinique.L'évaluation personnalisée du rapport bénéfice/risque doit prendre en compte l'indication, le terrain, les comorbidités et les médicaments en cours. Il n'y a pas d'indication absolue. Pour une action antalgique, il faut utiliser de faibles doses (effets indésirables dose-dépendants) ou préférer le paracétamol pour des douleurs d'intensité modérée, notamment chez le sujet âgé. Pour l'activité anti-inflammatoire, la dose sera plus élevée mais il faudra limiter la durée de prescription. Parfois, on pourra employer un corticoïde à faible dose par voie orale chez un patient à risque digestif ou rénal vis-à-vis des AINS.
En cas d'échec d'un AINS aux posologies recommandées, il convient d'essayer une autre molécule en raison de la variabilité individuelle de réponse à un AINS donné.
Chaque molécule a des indications qui lui sont propres (voir les AMM).
Il existe schématiquement trois types d'AINS :
Dose et durée minimales
Adaptation aux facteurs de risque digestif et cardiovasculaire
Il est nécessaire pour toute prescription de tenir compte des facteurs de risque digestif et cardiovasculaire. Chez les patients à risque digestif, la prescription d'AINS doit être associée à un inhibiteur de la pompe à protons ou une prostaglandine de synthèse (misoprostol). Un guide peut être proposé (tableau 29.6).Pas de risque gastro-intestinal 0 facteur de risque | Risque gastro-intestinal faible 1 à 2 facteur(s) de risque | Risque gastro-intestinal modéré 3 ou + facteurs de risque ou prise AAS | Risque gastro-intestinal élevé Complications gastro-intestinales antérieures sérieuses | |
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Absence de risque cardiovasculaire | AINS | AINS + IPP ou M ou coxibs | Seulement si nécessaire : coxib + IPP ou M | Tous les AINS doivent être évités |
Présence de risque cardiovasculaire⁎ Patients sous AAS | AINS IPP ou M si AAS Utilisation courte Éviter coxibs et diclofénac | AINS + IPP ou M Utilisation courte Éviter coxibs et diclofénac | Seulement si nécessaire : AINS + IPP ou M Utilisation courte Éviter coxibs et diclofénac | Tous les AINS doivent être évités |
Antécédent d'AVC Coronaropathie Insuffisance cardiaque (classe NYHA II à IV) | Seulement si nécessaire : AINS + IPP ou M + AAS Utilisation courte Contre-indication des coxibs et diclofénac | Seulement si nécessaire : AINS + IPP ou M + AAS Utilisation courte Contre-indication des coxibs et diclofénac | Tous les AINS doivent être évités | Tous les AINS doivent être évités |
Évaluation du risque rénal
Attention aux patients âgés, à risque d'hypovolémie, avec insuffisance cardiaque ou troubles hépatiques. La prescription d'AINS doit être évitée en cas d'insuffisance rénale, y compris avec les formes topiques cutanées.Information du patient sur les principaux risques encourus
Recherche des interactions médicamenteuses
Les règles de bon usage des AINS (ANSM, 2013) rappellent la nécessité de rechercher les interactions médicamenteuses (tableau 29.7).Classe thérapeutique | Interactions |
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AINS | Ne pas associer deux AINS, y compris l'aspirine à dose anti-inflammatoire |
Anticoagulant oral |
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Antiagrégant plaquettaire (y compris aspirine à dose antiagrégante) | Majoration du risque d'hémorragie digestive Les patients sous aspirine à dose antiagrégante plaquettaire doivent être avertis des risques de l'automédication avec l'aspirine ou un autre AINS |
Antidépresseur inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS) | Majoration du risque d'hémorragie digestive |
Inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) Diurétique, antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II (ARA II) | Risque d'insuffisance rénale aiguë chez le malade à risque (sujet âgé et/ou déshydraté) |
Corticothérapie | Majoration du risque d'ulcération et d'hémorragie gastro-intestinale |
Médicaments susceptibles de favoriser une hyperkaliémie (IEC, ARA II, héparines, ciclosporine, tacrolimus et triméthoprime, en particulier diurétiques hyperkaliémiants, notamment lorsqu'ils sont associés entre eux ou avec des sels de potassium) |
Une utilisation prolongée d'AINS ne se conçoit pas sans une surveillance régulière, clinique et biologique :
En résumé, la prescription d'un AINS par voie générale se conçoit seulement en l'absence d'alternative thérapeutique plus sûre, après une estimation personnalisée du rapport bénéfice/risque, en respectant scrupuleusement ses indications, contre-indications et précautions d'emploi. La posologie et la durée du traitement seront adaptées à chaque patient, en se limitant au minimum nécessaire.
Légende :
Dans le respect de la Réforme du deuxième cycle des études médicales (R2C), les connaissances rassemblées sur ce site sont hiérarchisées en rang A, rang B et rang C à l'aide de balises et d'un code couleur :
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Connaissances essentielles à la pratique mais relevant d'un savoir plus spécialisé que tout interne d'une spécialité doit connaître au premier jour de son DES.
Connaissances spécifiques à un DES donné (troisième cycle).